Le lancement officiel de l'inventaire des bornes de l'Isère a eu lieu le jeudi 15 mai 2014 à 18h00 au Palais du Parlement de Grenoble, en présence de monsieur Pascal Payen, Vice-président du Conseil général chargé de la culture et du patrimoine.

Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Pascal PayenIl y a un mois, vous m’aviez convié à l’assemblée générale annuelle de la Fédération des Associations Patrimoniales de l’Isère.  J’ai eu l’occasion là de dire, de redire même, combien cette présence associative est fondamentale à mes yeux. Le plaisir que j’éprouve à vous accueillir dans ces locaux patrimoniaux pour l’évènement d’aujourd’hui va dans le même sens.

Je crois que l’initiative lancée officiellement ce jour est une excellente illustration du rôle que remplissent les bénévoles pour amplifier, compléter, parfois remplacer voire devancer le travail des professionnels.

Tirant les leçons d’une première expérience d’inventaire du patrimoine pilotée par la Fapi, sur le thème des « fontaines, bassins et lavoirs », la Fédération a décidé de rééditer l’aventure en s’appuyant sur le Conseil général de l’Isère. Cet appui vous est assuré sous diverses formes, dont une aide financière ce qui n’est pas négligeable et qui montre l’attachement du Conseil général à la chose culturelle et patrimoniale.

En matière de méthode, de champ de travail et de type de rendu, le service du patrimoine culturel constitue votre référence scientifique. Je crois savoir que c’est même son pilote, Anne Cayol-Gerin, qui est votre interlocutrice. Ce service public (dont je salue au passage le travail et l’engagement) remplit bien là sa fonction et vous accompagnera évidemment jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au partage de l’information avec un très large public.

Au-travers des centres d’intérêts qui nous rassemblent, partager des projets nécessite des deux côtés bonne volonté, dynamisme mais aussi respect des logiques et des objectifs de chacun. Ainsi, la Fédération pense d’ores et déjà aux manières de valoriser sa récolte, en parallèle avec la mise à disposition de ces informations au sein de la base de données du patrimoine de l’Isère créée et portée par la collectivité. C’est une démarche qui se réinvente à chaque expérience et j’augure le meilleur de celle que vous entamez aujourd’hui.

Convier à ce lancement nos voisins de la Savoie, dont l’intérêt pour les bornes frontalières par exemple est une évidence puisque nous les partageons, contient le germe d’initiatives communes. De même, la plate-forme Minatec dédiée aux nouvelles technologies porte un regard attentif à cet inventaire.

La borne, la marque, la limite, l’indicateur, le repère… autant de mots pour désigner un repère spatial qui sépare (la frontière), mesure et scande (la route), délimite et règle les conflits d’usages ou de droits. Voilà un outil tout à fait utilitaire, négligé par nos regards et qui s’inscrit pleinement dans ce « petit patrimoine » de proximité dont le tissu donne son caractère à notre environnement quotidien. C’est une vraie chasse au trésor à laquelle la Fapi nous convie autour de ce bien commun, dont le sérieux n’exclue pas le plaisir. Malgré tout l’intérêt que la culture porte à l’innovation, je dois vous avouer par contre que nous n’avons pas demandé qu’on inventorie les bornes… multimedia.

Il me  reste donc à vous souhaiter  à tous bonne chasse !