« La tyrannie est à nos portes » : le président du Département, Jean-Pierre Barbier, pousse un coup de gueule
Propos recueillis par Clément Berthet - 02 nov. 2026 à 12:06 | mis à jour hier à 10:33 -
Alors que la FAPI (Fédération des associations patrimoniales de l’Isère) devait ce lundi matin annoncer son nouvel événement censé valoriser durant tout un week-end les monuments historiques, le président du Département, Jean-Pierre Barbier, qui accueillait la conférence de presse, a dû annoncer l’annulation de cet événement. En cause : d’éventuelles manifestations à venir samedi 6 novembre et donc la fermeture de lieux comme le Muséum, la plateforme, le Département…
« La démagogie et le populisme prospèrent, on dit aux gens ce qu’ils veulent entendre »
Ce qui a valu un coup de gueule philosophique de Jean-Pierre Barbier : « À l’occasion d’une mauvaise grippe, j’ai relu La République de Platon. Il y parle beaucoup de démocratie et de liberté », a expliqué l’élu qui a poursuivi : « Actuellement, la démagogie prospère, le populisme prospère, on dit aux gens ce qu’ils veulent entendre. On répond à tous leurs désirs. Et donc, vous le verrez, parce que cette situation ne peut pas durer, le peuple va chercher un protecteur à tout prix, un protecteur qui va pouvoir le protéger. Eh bien ça, c’est la dernière étape. C’est la dernière étape vers la tyrannie. Et la tyrannie, elle est juste à nos portes. Elle est juste à nos portes quand on est dans l’obligation d’annuler des événements », a estimé Jean-Pierre Barbier, reprenant ensuite les mots de Victor Hugo.
« Dans le crépuscule, seuls le oui et le non sont audibles, mais moi je n’arrive pas à dire oui ou à dire non. Oui, il y a des revendications qui sont légitimes ; non il y a des revendications qui ne sont pas légitimes mais entre les deux, bien évidemment, on devrait pouvoir trouver la solution. »